Hommage à Bertolucci

Il conformista [Film] = The conformist

regia Bernardo Bertolucci ; dal romanzo di Alberto Moravia

Bernardo Bertolucci's expressionist masterpiece of 1970, The Conformist, is the movie that plugs postwar Italian cinema firmly and directly into the emerging 1970s renaissance in Hollywood film-making. Its account of the neuroses and self-loathing of a sexually confused would-be fascist (Jean-Louis Trintignant) aching to fit in in 1938 Rome, who is despatched to Paris to murder his former, anti-fascist college professor, was deemed an instant classic on release. It was, and is, a highly self-conscious and stylistically venturesome pinnacle of late modernism, drawing from the full range of recent Italian movie history: a little neo-neorealism, a lot of stark and blinding Antonioni-style mise-en-scène, some moments redolent of Fellini. It also offered the blueprint for the new wave of Hollywood film-makers to a different kind of cinema and a roadmap of new formal possibilities – not merely for those of Italian descent such as Francis Coppola and Martin Scorsese.

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Bernardo Bertolucci est mort à Rome, à 77 ans lundi 26 novembre, “des suites d’une longue maladie”. Selon La Repubblica, le cinéma italien et mondial perd son “dernier grand maître”. Un artiste, poursuit le journal, qui a traversé la seconde moitié du siècle dernier en allant des films expérimentaux au cinéma d’auteur, de la cinéphilie à la gloire, des petits budgets aux superproductions, du provincialisme à la vision internationale.” « Rappeler d’emblée, pour évoquer sa vie et son œuvre, que ce natif des environs de Parme, né le 16 mars 1941, est le fils aîné du poète Attilio Bertolucci est plus qu’un simple détail biographique. Car client des analystes et auteur d’une œuvre hantée par le scénario freudien, le cinéaste Bernardo Bertolucci n’aura jamais cessé de chercher à se libérer de ses figures paternelles. Ne cessant d’écrire des poèmes d’inspiration familiale qu’en tournant son premier film, cet ex-admirateur du cinéma hollywoodien passe de la coupe de son père biologique sous celle de Pasolini. Bertolucci tourne, avec La Commare Secca (1962), un film « à la manière de » l’auteur de Mamma Roma, dont il a été l’assistant sur Accattone (1961). Puis, c’est Jean-Luc Godard qui le fascine lorsqu’il signe Partner (1968). La dévotion à la Nouvelle Vague le poursuivra jusqu’à Innocents (2003), entièrement tourné dans la nostalgie d’un Mai 68 vécu à Paris, où les jeunes insurgés bousculent les modes de vie de leurs aînés. Ce thème récurrent de l’Œdipe s’accompagne de celui d’une fatalité: suspectant d’être l’héritier d’un passé truqué, Bertolucci se sait otage de son milieu social. Imbibé d’éducation bourgeoise et engagé au Parti communiste, il restera un fils de famille mal dans sa peau, marqué par le péché originel d’être né chez les privilégiés. » Le Monde

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