1913 - L’année où le poème français a explosé

Jean Portante

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En octobre 1913, à la veille de la Grande guerre, dans l’atelier des Delaunay, la peintre Sonia Delaunay et le poète inconnu Blaise Cendrars déplient devant Chagall, Apollinaire, Modigliani, Fernand Léger, et bien d’autres artistes et curieux, une grande feuille de papier pliée en accordéon.

Apparaît une œuvre de deux mètres de long où du côté gauche il y a une symphonie de couleurs, du droit un long poème de plus de quatre cents vers. Son titre : La prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France. La même année paraissent les recueils Alcools d’Apollinaire et Les poésies de A. O. Barnabooth de Valery Larbaud. 1913 est, alors qu’en peinture et en musique ont lieu des révolutions analogues, l’année où, en France, la poésie fait définitivement exploser le carcan formel, vieux de plus de trois cents ans, qui l’empêchait de respirer. Le poète et romancier Jean Portante tentera, en se basant essentiellement, mais pas seulement, sur La prose du transsibérien… d’en faire revivre les moments exaltants.

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